Sep 262018
 

Srila Prabhupada: Tous les êtres vivants sont dotés de l’intelligence requise pour accomplir quatre activités fondamentales, soit manger, dormir, s’accoupler, se défendre, et ces quatre fonctions primordiales existent même chez les êtres microscopiques et atomiques. L’être humain, toutefois, possède une intelligence plus développée qui lui permet de découvrir Dieu. Voilà la seule différence. Ahâra-nidrà-bhaya-maithunam ca samanam etat pasubhir naranam: manger, dormir, se reproduire et se défendre sont des principes universels. Avez-vous observé la croissance des arbres: l’écorce contourne toujours les noeuds pour les éviter, pourtant, l’arbre n’a pas d’yeux et ne peut donc voir. C’est parce qu’il possède, lui aussi, une certaine inleiligence. Peut-être n’est-elle pas aussi développée que la vôtre, mais il s’agit bel et bien d’intelligence. Un enfant possède également un certain intellect, bien qu’il ne soit pas égal à celui de son père. Mais avec le temps, lorsque l’enfant, lui aussi, aura un corps d’adulte, son intelligence atteindra sa pleine maturité.

Dr. Singh: L’intelligence est donc relative.

Srila Prabhupada: Oui, tout est relatif. Notre corps possède une certaine intelligence et une certaine longévité, et il en est de même pour les fourmis; la durée de leur existence leur semblera une centaine d’années, mais ce temps est relatif à leur corps. A nos yeux, les fourmis ne vivent que quelques jours. Même Brahma, l’être qui possède la plus grande longévité en cet univers, ne vit que cent ans, mais des années à son échelle. Selon ce même principe, il existe ailleurs que sur Terre, des formes de vie parfaitement adaptées à l’atmosphère des autres planètes. Pourquoi les hommes de science veulent-ils tout concevoir en fonction des conditions relatives de la planète Terre? C’est absurde. Si l’entière manifestation cosmique obéit à la loi de la relativité, comment les savants peuvent-ils prétendre que la vie sur d’autres planètes n’est possible que si les conditions y sont identiques à celles de la Terre? Les Vedas enseignent que la connaissance doit toujours être considérée en fonction du desa-kàla-pàtra, soit d’après le temps le lieu et l’objet. Tout phénomène doit donc être étudié en tenant compte, de ces trois facteurs. Par exemple, même par ce temps glacial, les poissons sont très à l’aise dans l’eau, tandis que nous, nous grelottons au bord de la mer, et cela, parce que notre desa-kàla-pàtra est différent de celui des poissons. Mais il serait stupide d’en conclure que les mouettes vont, elles aussi, grelotter de froid sur l’eau; en effet, leur desa-kàla-pàtra diffère également du nôtre. Il existe 8 400 000 espèces vivantes au sein de la manifestation cosmique matérielle, et chacune d’elles s’accommode de conditions d’existence différentes. Sans même quitter notre planète, vous ne vivriez pas confortablement en Alaska, bien que cette région fasse également partie du continent américain. Mais, ceux qui vivent en Alaska s’y trouvent parfaitement bien et ne voudraient pas vivre dans un autre climat.

Kandhara: La relativité repose donc sur la situation de chacun.

Srila Prabhupada: Oui, et c’est pourquoi l’on dit que ce qui est nourriture pour les uns est poison pour les autres.

Brahmananda Svâmi: Pour dire que la vie est impossible sur la Lune, les hommes de science se fondent sur ce seul fait, qu’eux-mêmes ne pourraient y survivre.

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