May 232017
 

Lecture — Seattle, 7 octobre 1968

Nous ne pouvons pas devenir le Suprême. En tous cas, nous ne trouvons pas dans la littérature Védique autorisée, qu’une entité vivante peut devenir aussi puissante que Dieu. Non. Ce n’est pas possible. Dieu est grand. Il est toujours remarquable. Même si vous êtes libérés de l’emprise matérielle, Il est encore grand. C’est… Par conséquent, ce verset, govindam adi-purusam tam aham bhajāmi. Notre relation perpétuelle avec Dieu est, de L’adorer, ou de Le servir. Ce service est très agréable. Ne le prenez pas… Dès que nous parlons de service, nous pouvons penser que “Oh, nous souffrons ici en adoptant le service.” Tout comme l’autre soir un garçon interrogeait: “Pourquoi devrions-nous nous prosterner?” Je ne sais pas s’il est présent ici. Faire la révérence pour s’abandonner à quelqu’un n’est pas mauvais, mais parce que nous sommes dans une situation différente, en s’abandonnant à l’autre, c’est très inconfortable. Tout comme personne ne veut être dépendant d’un autre pays, personne ne veut être dépendant d’autres personnes. Tout le monde veut être indépendant, parce que ce monde matériel est une réflexion pervertie du monde spirituel. Mais dans le monde spirituel, plus vous vous abandonnez, plus vous êtes serviteur, plus vous êtes heureux. Vous êtes heureux. Mais nous n’avons pas cette compréhension à l’heure actuelle. Nous n’avons aucune idée spirituelle, aucune réalisation spirituelle; donc on tremble dès que nous entendons dire que nous devons devenir serviteur de Dieu. Mais il n’est pas question de frissons. C’est très agréable de devenir serviteur de Dieu. Vous voyez tant de réformateurs, ils sont venus, ils ont servi la mission de Dieu, et ils sont toujours adorés. Donc, devenir le serviteur de Dieu, serviteur de Dieu, n’est pas une chose très insignifiante. C’est la chose la plus importante. Govindam adi-purusam tam aham bhajāmi. Mais ne l’acceptez pas. Tout d’abord essayez de comprendre. Par conséquent le Vedanta-sutra dit, athāto brahma jijnasa. Essayez de comprendre ce qu’est le Brahman. (le microphone fait un son) Pourquoi ce bruit? Essayez de comprendre ce qu’est le Brahman et essayez de comprendre votre relation. Et puis, quand vous êtes réellement abandonné, vous sentez que votre vie est éternelle, pleine de connaissances et de félicité.
Et cela est très bien expliqué dans les Enseignements du Seigneur Chaitanya. Dans la Bhagavad-Gîtâ aussi, le même enseignement est là, mais… Nous avons deux livres déjà publiés, l’un, la Bhagavad-gita Telle qu’Elle Est; un autre livre, les Enseignements du Seigneur Chaitanya. Donc la Bhagavad-gîtâ enseigne le processus d’abandon. Sarva-dharman parityajya mam ekam saranam vraja (BG 18.66). “Abandonnez-vous à Moi” dit le Seigneur. Et les enseignements du Seigneur, l’enseignement de Chaitanya Mahaprabhu, est comment s’abandonner. Parce que nous avons été habitués, dans notre vie présente conditionnée à nous révolter contre la soumission. Il y a tellement de parties, tant de “ismes” et le principe de base est: “Pourquoi dois-je m’abandonner?” C’est la principale maladie. Quel que soit le parti politique présent, tout comme le parti communiste… Leur révolte est contre l’autorité supérieure qu’ils appellent capitalistes. “Pourquoi allons-nous…” Partout, la même chose: “Pourquoi dois-je m’abandonner?” Mais nous devons nous soumettre. C’est notre position constitutionnelle. Si je ne me soumets pas à une personne en particulier ou un gouvernement particulier, ou à une communauté ou à une société ou à quelque chose, mais finalement je suis soumis. Je suis soumis aux lois de la nature. Il n’y a pas d’indépendance. Je dois me soumettre. Quand les mains cruelles de la mort nous appellent, immédiatement, je dois me soumettre. Donc tant de choses. Donc, nous devrions comprendre… C’est brahma-jijnasa: “Pourquoi y a-t-il le processus d’abandon?” Si je n’aime pas me soumettre, alors je suis obligé de me soumettre. Dans l’état aussi, si je ne veux pas respecter les lois de l’État, l’état m’oblige à me soumettre par la police, par la force militaire, par tant de choses. De même, je ne veux pas mourir, mais la mort me force à me soumettre. Je ne veux pas devenir vieux, mais la nature me force à devenir vieux. Je ne veux pas de maladie, mais la nature me force à accepter quelques sortes de maladie. Donc, ce processus de soumission est là. Maintenant, nous devons comprendre pourquoi il en est ainsi. Cela signifie que ma position constitutionnelle est de me soumettre, mais la difficulté actuelle est que je suis abandonner à la mauvaise personne. Lorsque nous comprenons que je dois me soumettre au Seigneur Suprême, alors ma position constitutionnelle est réveillée. C’est ma liberté.

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