Sep 232018
 

Tiré du Srimad-Bhagavatam. (Chant 4.29.32)

Tout comme un chien errant qui reçoit tantôt un bout de pain, tantôt un coup de pied, l’âme conditionnée erre perpétuellement à la recherche du bonheur, en mettant tout en oeuvre pour contrecarrer les souffrances matérielles. C’est là ce qu’on appelle la lutte pour l’existence. Notre vie quotidienne nous montre bien que nous sommes forcés d’élaborer divers projets pour essayer d’échapper aux divers maux de l’existence. Toutefois, pour éviter un mal, nous devons nous exposer à une autre forme de souffrance. Le pauvre, par exemple, souffre de son indigence, mais s’il veut devenir riche, il doit lutter de bien des façons. A vrai dire, ce n’est pas là une méthode efficace pour neutraliser la souffrance; il s’agit plutôt d’une autre ruse de l’énergie illusoire. Celui qui ne cherche pas à remédier à sa situation, mais qui s’en satisfait, sachant bien qu’il s’agit là des conséquences de ses actes passés, peut au contraire consacrer son énergie au développement de sa conscience de Krsna. Et telle est la voie recommandée par toutes les Ecritures védiques.

tasyaiva hetoh prayateta kovido
na labhyate yad bhramatam upary adhah
tal labhyate duhkhavad anyatah sukham
kalena sarvatra gabhira-ramhasa

“L’homme à l’intelligence réelle, à l’esprit philosophique, n’aura d’autre souci que d’atteindre le but souverain, qu’on ne trouve pas en ce monde, même si l’on parcourait tout l’univers, de la planète la plus élevée (Brahmaloka) à la plus basse (Patala). Pour ce qui est du bonheur propre à la satisfaction des sens, il s’obtient de lui-même en temps voulu, tout comme le malheur, sans même que nous l’ayons désiré.” (S.B., 1.5.18) Il faut simplement tenter de développer sa conscience de Krsna, et ne pas perdre son temps à essayer d’améliorer sa condition matérielle, ce qui est chose impossible. En effet, toute méthode visant à améliorer cette condition implique nécessairement l’acceptation d’un autre type de souffrance. Cependant, si nous agissons en vue de perfectionner notre conscience de Krsna, les souffrances propres à l’existence matérielle disparaîtront sans que nous ayons pour cela à fournir d’autres efforts. Krsna promet donc, kaunteya pratijanihi na me bhaktah pranasyati : “Tu peux le proclamer avec force, ô fils de Kuntî, jamais Mon dévot ne périra.” (B.g., IX.31) Celui qui s’engage dans la voie du service de dévotion ne connaîtra jamais l’échec, malgré toutes les souffrances auxquelles le soumet son corps et son mental, ainsi que celles suscitées par les autres êtres et par le destin, lesquelles échappent à notre contrôle.

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